Recherche
Sondage
Statistiques des visiteurs
Identification
Edito
ÉDITORIAL
Qui sommes-nous ? Le titre de ce journal est tout un programme, tout notre programme. Ici on fera du socialisme et rien que du socialisme, c’est-à-dire que rappelant sans cesse dans toutes les questions posées par les évènements, les conditions essentielles de l’affranchissement ouvrier et social...
C’est ainsi que les premiers communistes de la Somme se présentèrent à leurs lecteurs le 12 novembre 1921 dans le numéro 32 de l’Aube Nouvelle. Pour eux il s’agissait de donner des informations alternatives sur la vie quotidienne et de dénoncer la guerre, la misère et les inégalités. Ils voulaient même aller plus loin, ne pas se contenter seulement de révéler les injustices sociales mais de montrer aussi leur origine profonde afin qu’elles soient corrigées de façon définitive.
Or nous constatons que les mêmes causes sont à l’œuvre aujourd’hui. La frénésie de spéculation, ayant pour seul but de faire le maximum de profits au plus court terme, a engendré un effondrement de la finance mondiale. Depuis le début des années 1980, les dirigeants de la finance n’ont pas cessé de faire prévaloir leurs intérêts sur ceux de la société. Cela a entraîné un approfondissement inédit des inégalités alors qu’on n’a jamais produit autant de richesses.
C’est bien la répartition de ces richesses qui est en question.
L’hypothèse communiste est donc toujours bien valide car elle vise l’affranchissement social. La crise actuelle montre bien la nécessité de changer de système économique : l’État va aider les banquiers, responsables du désordre actuel, mais refuse de faire en sorte que les salaires soient augmentés et que le nombre de chômeurs n’explose pas. Le coût de la crise va retomber sur nous alors que nous n’en sommes pas les responsables…
Enfin, pour préciser l’esprit dans lequel nous éditons ce titre, nous reprenons encore une fois un passage de l’Aube Nouvelle des origines :
“Notre journal est lancé. Il s’agit qu’il vive et se développe. Chez nous pas de direction politique, la direction se fait en camaraderie et le secrétaire de rédaction se borne à recevoir, corriger et ordonner la copie.” (N°4, 30 avril 1921)
Tous ceux qui se sentent proches de nos idées de partage, d’égalité et d’entraide peuvent nous rejoindre pour participer à l’élaboration des prochains numéros. Chacun fait à la mesure de son talent : rédaction, photos, dessins, diffusion du titre… et de son temps libre. L’Aube Nouvelle n’en sera que plus riche et vivace. Son équipe en sera encore plus chaleureuse. Tout repose sur la bonne volonté de chacun des membres de notre association.
F. Debeauvais, M.-H. Loew, C. Maisse